Pendant l’allaitement, chaque aliment peut susciter des interrogations. Le miel, en particulier, est souvent entouré de confusion. Autorisé pour la maman ou à éviter ? Y a-t-il un risque pour le bébé allaité ? Faisons le point.
Le miel est-il compatible avec l’allaitement ?
Oui. Le miel peut être consommé sans problème pendant l’allaitement. Il n’existe aucune contre-indication à sa consommation chez la femme allaitante, dès lors qu’il est intégré dans une alimentation équilibrée.
La crainte autour du miel vient essentiellement du risque de botulisme infantile. Cette recommandation concerne uniquement les nourrissons de moins d’un an lorsqu’ils consomment directement du miel. Elle ne s’applique pas à la mère allaitante.
Les spores responsables du botulisme ne passent pas dans le lait maternel. Le système digestif de l’adulte est capable de les neutraliser, ce qui exclut toute transmission au bébé via l’allaitement.
Pourquoi le miel est déconseillé chez le nourrisson mais pas chez la maman ?
Chez le nourrisson, l’immaturité du système digestif ne permet pas de faire face à certaines bactéries potentiellement présentes dans le miel. C’est pour cette raison que sa consommation directe est strictement déconseillée avant l’âge d’un an.
Chez l’adulte, et donc chez la mère allaitante, ce risque n’existe pas. Le lait maternel n’est pas un vecteur de transmission du botulisme. Consommer du miel pendant l’allaitement est donc considéré comme sûr.
Les intérêts du miel pour la maman allaitante
Le miel n’est pas un aliment indispensable, mais il peut avoir un intérêt ponctuel pendant cette période souvent exigeante pour l’organisme.
Il constitue une source d’énergie rapide grâce à sa teneur naturelle en glucides simples. En cas de fatigue, fréquente en post-partum, il peut apporter un soutien ponctuel, notamment au petit-déjeuner ou lors d’une collation.
Le miel est également reconnu pour ses propriétés apaisantes en cas de maux de gorge ou de toux légère. Cela peut être utile pendant l’allaitement, période durant laquelle certaines solutions médicamenteuses sont limitées.
Enfin, certains composés naturellement présents dans le miel peuvent contribuer à l’équilibre du microbiote intestinal maternel, participant ainsi au bien-être digestif global.
Y a-t-il des précautions à connaître ?
Même s’il est autorisé, le miel reste un produit sucré. Il est donc recommandé de le consommer avec modération, en particulier en cas de diabète ou de troubles de la glycémie.
Il est important de rappeler qu’il ne doit jamais être appliqué sur les mamelons avant une tétée. Cela pourrait entraîner une ingestion directe par le nourrisson, ce qui est à éviter.
Enfin, le miel ne doit jamais être donné directement au bébé, même en très petite quantité, avant l’âge d’un an.
Quel type de miel privilégier pendant l’allaitement ?
Il est préférable d’opter pour un miel de qualité, idéalement brut, non chauffé et issu d’une production fiable. Les miels d’acacia, de fleurs ou de thym sont généralement bien tolérés et appréciés pour leur douceur.
À retenir
Le miel peut être consommé sans risque pendant l’allaitement. Il ne présente aucun danger pour le bébé via le lait maternel et peut offrir un soutien ponctuel à la maman, notamment en période de fatigue ou d’inconfort. Comme tout aliment sucré, il doit simplement être consommé avec mesure et discernement.

